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RECONSTRUISONS ENSEMBLE HENIN-BEAUMONT

VIP-Blog de heninelectionsmunicipales2009
laurent.bocquet.2@numericable.fr

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  • Créé le : 13/06/2009 17:22
    Modifié : 29/07/2010 10:51

    Garçon (38 ans)
    Origine : Hénin-Beaumont
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    Témoignage : le flic est un sous citoyen !

    29/07/2010 10:51



    A l’heure où des caïds morveux font la loi et où l’on parle de guerre civile en France, un flic français s’énerve contre l’Etat mafieux :  « Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c'est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd'hui, je suis écœuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l'ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C'est désastreux pour l'image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu'ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C'est la honte. On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! ».

    -

    « La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu'est devenu l'agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C'est l'omerta. Heureusement, l'info circule entre nous, via les portables. Mon métier, c'est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l'intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l'état de la police aujourd'hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. J'entends certains dire il faut envoyer l'armée. Qu'on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n'est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu'il faut savoir calmer ».

    -

    « Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s'est approché pour le contrôler. Je m'adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : "Tu es qui toi pour me demander de m'arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici." Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : "Bonjour, merci et au revoir." Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n'est pas une bavure, c'est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s'attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu'il ne travaille pas, c'est à lui qu'il faut confisquer la voiture sur le bord de la route ».

    -

    « Il faut que la population sache que les policiers n'ont pas peur d'entrer dans les cités. Si nous n'y allons pas, c'est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd'hui, la hantise des autorités, c'est la bavure, l'émeute, l'embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd'hui. Un jour, on se réveille, c'est trop tard, c'est l'effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l'étendue des dégâts. On dit ici qu'un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu'il n'aurait pas reçu l'ordre de tirer. Si j'avais été à sa place, j'aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m'aurait pas empêché d'aller manger une pizza après. Est-ce qu'on attend qu'il pulvérise un fourgon de flic ? ».

    -

    « Les flics vont se mettre à tirer. S'ils ne l'ont pas encore fait, c'est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu'un crevard de cité, multirécidiviste, m'avait accusé de l'avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d'instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n'avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m'expliquait comment il fallait que j'intervienne sur la voie publique. J'ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c'est parce que mes proches m'ont soutenu. Au bout du compte, j'ai été relaxé par le tribunal. La parole d'un flic aujourd'hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen ».




    La " France " qui avance et la France qui recule, ou comment veux-tu comment veux-tu que je...

    27/07/2010 13:39



    Hortefeux en a parlé. Sarkozy l’a voulue. C’est la guerre !

    Et pour mener cette guerre, contre la racaille, les bandits et les raclures qui hantent les cités de France, contre les groupes de « jeunes déçus » qui posent des contrats sur les représentants de l’ordre, le gouvernement et la présidence ont pris des mesures fermes, définitives et novatrices : la fuite.

    En effet, depuis quelques jours circule un SMS expliquant que la Brigade Anti-Criminalité de Grenoble a été mise en repos forcé et obligée de quitter la région suite à des menaces de mort qui circuleraient à son encontre suite à la mort d’un de ces petits caïd idiots et violents dans le braquage minable du casino de la région.

    Devant la réaction immédiate des autorités, on peut se demander exactement quelle figure aura la « guerre » que compte mener, depuis maintenant des années, le président et ses portes-flingues ses ministres si, lorsque des menaces de mort sont proférées, on fait battre en retraite les premiers défenseurs de l’état de droit.

    En réalité, il semble se dégager un consensus du côté de la hiérarchie policière et du gouvernement sur la mise en place, encore une fois, d’une non-action musclée qui consiste à laisser le champ libre à la racaille – pour ne pas la mettre plus en colère, peut-être ? – et à se retrancher derrière d’épais sacs de sables en attendant que la tempête soit passée.

    Tout ceci fait très Bidasses En Folie. Dans l’article du Point, on explique qu’en fait de stratégie, il s’agit simplement d’éviter le pire. Le pire n’étant pas des affrontements, mais, toujours selon l’article, un arrêt de travail impromptu des forces de police :

    La hantise de la Place Beauvau est d’avoir un policier au tapis, ce qui pourrait déclencher une grève générale alors que les troupes sont à cran.

    Encore une fois, et malgré l’entraînement olympique aux raisonnements absurdes que nous ont fait subir les politiciens depuis des années, on se surprend devant l’incroyable bêtise de l’argument développé ici : pour éviter qu’un policier ne se blesse dans l’exercice de ses fonctions, vite, mettons-les en vacance.

    D’un côté, on comprend qu’une grève générale enquiquinerait beaucoup ceux qui nous gouvernent : qui viendra les protéger lorsque la foule, atteinte d’un ras-le-bolisme terminal, se la jouera parfum 1789 ? Cette dernière possibilité n’étant pas à écarter alors que les incidents et les affaires s’accumulent…

    De l’autre, les autorités montrent ici qu’elles ne comprennent en rien les ressorts qui animent les forces de l’ordre qui, finalement, ne demandent probablement rien tant qu’exercer leur métier : on connaît la localisation des petites frappes, on sait comment elles agissent, pourquoi, et où. Les moyens et les méthodes existent pour débusquer les rongeurs, mais la volonté hiérarchique, elle, est résolument positionnée sur l’axe contraire.

    En réalité, ce que redoute la place Beauvau n’est pas d’avoir un policier au tapis. Depuis le début de l’année, on a suffisamment eu de cas de policier ou de gendarme dézingué par des crevures, armées d’un volant ou d’une arme de poing, pour constater que les représentants de l’ordre ne se mettent pas en grève pour ce genre de motifs.

    Seriously, get off my lawn.

    Ce dont, par dessus-tout, la place Beauvau a une peur panique, c’est la bavure : que, dans une opération « musclée », la police, la gendarmerie ou plus généralement l’armée reprennent le contrôle d’une de ces zones de non-droit de plus en plus nombreuses en République du Bisounoursland, et qu’au cours de cette opération, au choix :

    • soit un pauvre jeune, a priori innocent, meurt tragiquement à cause d’une balle perdue, et qu’après une longue enquête, on se rende compte que la balle tirée provenait bien du flingue de tel ou tel policier, évidemment aviné et brutal ;
    • soit les médias, bête noire tant du Président que des politiciens en général, détournent les images ou les comptes-rendus de l’événement pour en faire une sorte de rafle terrrrrible et fachissssse, avec des morceaux de zeures les plus sombres et pas mal d’indignation outrée, de petits cris et de yeux pleins de larmes des mamans des éventuelles victimes, « un peu dealers, un peu violeurs, mais de bons enfants tout de même ».

    Ce qui terrorise la place Beauvau c’est en réalité cet inconnu qui se situe toujours au-delà des décisions les plus difficiles à prendre : le courage, ici, serait autant dans l’action concrète d’une reprise en main du territoire que dans la prise de décision assumée et concrète que oui, il va y avoir de la casse, oui, il va y avoir des morts, et oui, statistiquement, ces morts seront issus des rangs de la police et des rangs de ces minorités visibles dont on ne doit surtout pas parler pour ne pas les stigmatiser.

    Et la casse, c’est le risque, inouï, inimaginable pour la caste politique actuelle, de ne pas pouvoir se représenter aux prochaines élections ! Pour des types dont l’horizon n’est constitué que par le jeu politique, qui n’ont aucune compétence professionnelle sortis de ce cadre, c’est un pari plus que risqué !

    Ce serait aussi, d’un coup, sortir du discours lénifiant et pleins de calinous bisounoursesques qu’en France, tout ne va pas si mal, tout va en fait plutôt bien, que les problèmes de banlieue sont des petits soucis sans gravité, que tout ceci peut se résoudre avec de grosses quantités de billets cramés dans des équipements sportifs et des associations de quartiers pimpantes et colorées et qu’en réalité, tout ce petit monde qui s’agite avec des lance-roquettes et des armes automatiques, ce sont des jeunes en mal d’amour de la République qui doit leur ouvrir les bras et déposer des bisous humides et citoyens sur leurs fronts juvéniles et joyeux.

    Assurément, avec l’agenda politique qui ne peut se résoudre à prendre un tel pari sur son avenir, et le changement cataclysmique de paradigme qu’une action concrète provoquerait, la place Beauvau opte pour la solution de moindre résistance en faisant, pour ainsi dire, évaporer le problème, ou tout du moins, les cibles désignées.

    A la lecture de ces articles, on comprendra pourquoi notre Bisounoursland ne peut passer que pour un bouffon lorsqu’il s’exprime sur le cas de Germaneau : infoutu de faire simplement en sorte que nos policiers, nos gendarmes et nos soldats, en France, assurent la sécurité, comment peux-on prétendre, sérieusement, en obtenir un microgramme à l’étranger ?

                                                                  




    DLR en tête !!!...des absents à l'Assemblée Nationale.

    26/07/2010 13:23



     Des retenues de 350 € à plus de 2 000 € sur leur indemnité : voilà ce que risquent désormais les élus qui "sèchent" le travail législatif », lit-on dans Le Parisien du 23 juillet.

     

    « Adopté par les députés de droite et de gauche en commission des Lois dans la foulée de la révision constitutionnelle de 2008, un amendement prévoit que les députés absents plus de deux fois par mois en commission subissent une retenue financière égale à 25 % de leur indemnité de fonction, soit 350 € sur 1 400 € (leur indemnité mensuelle totale étant de 7 043, 69 €)", écrit Nathalie Segaunes.

    Cette mesure est appliquée depuis le mois de janvier dernier et une vingtaine de députés en font les frais chaque mois. Avec un effet dissuasif, à en croire le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui assure que « La fréquentation des commission a beaucoup augmenté ».

    Hélas ! Un Collectif Regards citoyens, « fondé en juillet 2009 par un étudiant et trois jeunes actifs spécialisés en informatique et communication », précise Le Parisien, a eu l’idée de publier sur la toile une liste de 93 élus encourrant de telles sanctions.

     

    Lauréat avec 2 119 euros de sanctions : François-Xavier Villain, député non-inscrit du Nord et vice-président du parti Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.

     

     Parmi les personnalités à 1 000 euros et plus : Michel Delebarre, Marie-Georges Buffet, David Douillet, Yves Jego, le prof de morale républicaine Arnaud Montebourg, Renaud Muselier, Marie-Josée Roig (maire d’Avignon), Michel Vauzelle

    « La publication de cette liste a soulevé un grand émoi chez les députés », rapportent Sophie Huet et Sara Cherel dans Le Figaro du 23 juillet. Tu parles ! Nos bons élus sont comme Cyrano, le talent d’épée en moins : s’ils se les servent eux-mêmes avec assez de verve (quoique ladite verve reste maîtrisée), ils ne supporte pas que d’autres les leur servent.

    Bernard Accoyer, poursuivent les journalistes du Figaro, n’a pas apprécié la plaisanterie : « Je conteste les informations publiées, qui sont inexactes, a-t-il dit dans un communiqué. Et je regrette que la recherche d’une plus grande transparence aboutisse finalement à une stigmatisation des députés et à nourrir l’antiparlementarisme. »

    Il sera toujours moins bien nourri que nos députés. On comprend toutefois la déception du président de l’Assemblée : la « transparence » devait donner le change à la plèbe en cette triste époque où l’opinion ne ménage pas le parlementaire, c’est raté.

    Comme s’il était besoin d’une liste d’abonnés présumés à l’absentéisme pour renseigner les Français sur l’utilité très relative de leurs députés ! On notera, non sans sourire, que le président de l’Assemblée élargit la problématique à l’ensemble du Parlement, alors qu’en l’espèce les sénateurs ne sont pas concernés.

    Accoyer pas content

    Les mauvais citoyens du Collectif délateurs, s’étrangle Accoyer, « méconnaissent les raisons qui dispensent tel ou tel parlementaire d’être présent en commission, notamment pour raison médicale. » On ignorait que nos élus soient si fragiles : plus de 16 % d’absentéisme pour maladie, voilà qui dépasse nettement le taux d’absentéisme santé des trois fonctions publiques. Ou bien faut-il croire que la maladie ne soit pas le seul facteur expliquant leurs carences ?

    Bernard Accoyer invoque « les absences tenant à la présence à d’autres réunions relevant des travaux des commissions, telles que les réunions des missions d’informations. » Il est douteux que cela suffise à justifier la majorité des défections. On ne se défait pas si facilement des mauvaises habitudes.

    « Reste que la présence en commissions est rendue de plus en plus nécessaire, car les textes examinés en séance publique sont désormais issus de leurs travaux », écrivent encore Sophie Huet et Sara Cherel. Nous n’aurions pas cru nos estimables consœurs si naïves ; ou si hypocrites ?

    Car il n’est pas un journaliste sur la place de Paris qui ne sache à quoi s’en tenir à propos du travail en commission : sur chaque sujet, il existe à tout prendre un ou deux députés spécialistes, des Mariton ou des Courson à droite, pas toujours bien vus de leurs collègues et trop bûcheurs pour avoir de grandes chances d’être nommés ministres, qui mènent le jeu et les débats en techniciens, tandis que les autres font de la figuration. Ajoutons que même ces élus d’élite n’échappent pas à la discipline partisane, la presque totalité des députés de la majorité étant menacés de perdre l’investiture du parti, autrement dit leur siège aux prochaines élections, si le gouvernement les trouve trop encombrants.

    Pour donner raison à Bernard Accoyer concernant l’antiparlementarisme des débineurs de notre personnel politique, je ne résiste pas au plaisir de citer un mémorialiste qui fut jadis un bon connaisseur du milieu parlementaire, puisqu’il siégea quatre ans et demi au Palais-Bourbon : Léon Daudet – député royaliste dans la chambre « bleu horizon » et fils d’Alphonse – selon qui « deux principes commandent aux assemblées démocratiques : l’ignorance et la peur ».

    Il est à craindre que rien n’ait beaucoup changé, à cet égard, depuis les années 1920 – et que la situation ait même sensiblement empiré. Je doute que l’arrivée annoncée dans l’hémicycle du fils de notre vénéré président de la République suffise à inverser la tendance…

    La France compte 577 députés ; si l’on divisait leur nombre par dix, il est probable que le pays ne s’en trouverait pas plus mal et les caisses de l’Etat un peu mieux.

    Pierre Menou



    Notre mémoire agressée.

    25/07/2010 13:24



    « Nouveaux programmes scolaires, nouveaux horaires, des profs d'histoire qui sont désabusés, des élèves qui ne comprennent plus rien, qui n'ont plus les repères chronologiques minimums : à l'école, l'Histoire de France est clairement en danger. Je pèse mes mots : nous sommes face à une ca-ta-strophe. »

    Ce constat, sans appel, émane d'une spécialiste. Patricia Crété est rédactrice en chef d' Historia, un magazine de référence qui est entré en croisade pour réhabiliter l'histoire dans l'enseignement secondaire. Un combat entamé cet été, et que le mensuel poursuivra jusqu'à l'automne.

    « Le changement des programmes pose effectivement problème, précise la journaliste. Je prends un simple exemple, la disparition de la civilisation égyptienne du programme de 6e. C'est aberrant car les momies, les pharaons, les pyramides, tout cela parlait aux jeunes. En 5e, Jeanne d'Arc est édulcorée, et les Guerres de religion passent carrément à la trappe. » En cause, selon elle, une européanisation voire une mondialisation de l'histoire poussée à l'extrême. « On va beaucoup trop loin », bien au-delà des frontières françaises. « On peut certes donner une ouverture sur l'étranger à l'Histoire de France, ajoute-elle, mais on ne doit rien lâcher sur les grands personnages de notre pays. Nos responsables ont trop joué sur cette ouverture, et surtout tenté d'éviter les sujets qui fâchent. » Sur le terrain, les profs constatent en effet qu'il est parfois difficile d'aborder des sujets sensibles (les religions, la colonisation, par exemple) pour éviter toute levée de bouclier émanant de certains élèves.

    Autre inquiétude, le niveau des professeurs d'histoire-géographie qui serait en baisse. « La formation des futurs profs est partie à vau-l'eau, complète Patricia Crété. En première année de fac d'histoire, on retrouve souvent des étudiants ayant trop peu de connaissances. Dans les amphis on commence même par des dictées - ils ont en effet de gros problèmes d'orthographe - et par des rappels chronologiques de base.»

    « Il y a péril en la demeure. Sauf les plus curieux, plus aucun gamin ne connaît l'Histoire de France. Je ne les incrimine pas : au fil des années ils ont tout survolé, et finalement rien appris. C'est pourtant fondamental de connaître nos racines. Il faut que les enfants se réapproprient cette culture commune, je pense aussi au drapeau bleu-blanc-rouge, à l'hymne national. A l'étranger, on ne badine pas l'histoire du pays. En France, en revanche, on marche sur la tête : déclarer en classe que les Gaulois sont nos ancêtres est devenu politiquement incorrect ! » A Alésia, la statue de Vercingétorix en tremble encore…




    Aux grands maux les bons remèdes..

    24/07/2010 08:32



    Tiens, la CGT découvre le bonheur de goûter à ses propres « remèdes » …


     Je tenais à vous faire part de cette délicieuse nouvelle aperçue dans le Figaro.

    Tout se passe dans l’entreprise General Motors, à Strasbourg : huit délégués CGT de GM Strasbourg étaient bloqués en fin d’après-midi par une cinquantaine de salariés mécontents que le syndicat ait refusé de signer l’accord de reprise du site alsacien par General Motors Company.

    De loin, on pourrait se dire que cela ressemble furieusement à l’inverse de ce qu’on lit régulièrement à savoir un cadre bloqué par des nervis de la CGT afin de « faire pression » sur la direction, et ainsi obtenir l’une ou l’autre des habituelles revendications colériques et déconnectées de la réalité que le syndicat éructe lorsqu’il s’agit de montrer ses muscles.

    Ici, c’est le contraire. Et comme de juste, les pov’tibouts de la CGT confrontés à l’utilisation de leurs méthodes sur eux-mêmes ne goûtent pas trop à la plaisanterie : ils parlent alors de « méthodes de voyous ».

    Je souhaite sincèrement que ce genre d’initiatives se reproduise

     




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